Dernière mise à jour 14 août, 2008
COMMUNIQUE DE PRESSE No : N/43/UPD/2008


Depuis l’année 1992, le Burundi s’est inscrit dans la logique d’une démocratie basée sur le multipartisme et compte aujourd’hui une quarantaine de partis politiques. Mais la transition d’un régime monopartisme au pluripartisme n’a pas été une réalité suite aux ambitions politiques de certains dirigeants de la classe politique burundaise qui ont souvent montré le désir ardent de demeurer au pouvoir le plus longtemps possible malgré les appels pressants de l’opinion. En ces jours, la situation politique ne rassure pas tous les partenaires politiques quant aux enjeux électoraux susceptibles d’affecter négativement le paysage politique burundais.
Au lieu de préserver les bonnes relations entre les partenaires, force est malheureusement de constater aujourd’hui que certaines organisations politiques naviguent à contre courant en déstabilisant les membres des partis dits de l’obédience de l’opposition, en particulier ceux du parti UPD-Zigamibanga, par des moyens indignes et antidémocratiques.
Face à cette malheureuse situation, le parti UPD-Zigamibanga tient à faire un clin d’oeil au Gouvernement pour l’interpeller à jouer pleinement son rôle d’arbitrage en cette période où risquent de naître des antagonismes aveugles entre les partis politiques au détriment de l’intérêt national.
Dans cette même optique, la Communauté internationale, les organisations nationales et internationales oeuvrant en faveur des Droits de l’Homme sont également interpellées à avoir l’œil vigilant pour éviter que les efforts tant consentis au processus de paix au Burundi ne soient peine perdue.
Le parti UPD-Zigamibanga ayant opté de briser le silence, vous transmet en le communiqué de presse en rapport avec cette situation malencontreuse. Lire la suite


Dernière mise à jour par Burundi Transparence : 13 août, 2008
S’achemine-t-on à la contestation des Lois votés par l’Assemblée Nationale ?


L’Union Interparlementaire (UIP) dénonce vigoureusement la radiation des 22 députés de l’Assemblée nationale et indique qu’elle en est vivement préoccupée. La révocation du mandat parlementaire est une mesure grave qui prive irrévocablement les 22 députés de la possibilité d’exercer le mandat qu’ils tiennent du peuple, précise l’UIP. A travers une décision adoptée par le comité du 14 au 17 Juillet 2008 en sa 122ème session, l’UIP qualifie cette mesure de grave. Pourtant, poursuit-elle, des efforts avaient été déployés pour ramener les parties en conflit à participer de manière effective aux travaux de l’Assemblée nationale et regrette que ce processus ait été interrompu avant d’avoir abouti. Dans la même décision, l’UIP exprime sa vive préoccupation que lui inspire l’arrêt de la Cour constitutionnelle. Cet arrêt ne tient compte ni des dispositions de la constitution traitant expressément de la perte du mandat parlementaire, ni des dispositions pertinentes de la loi électorale ou du règlement intérieur, affirme l’UIP. Lire la suite


Dernière mise à jour par Burundi Transparence : 13 août, 2008
L’hon. Chantal Ruvakubusa dit que le rapport d’enquête sur le Falcon 50 n’est pas un brouillon


Dans notre langue isiZulu (La langue Zulu d’Afrique du Sud), nous disons: “Uyaphi uBurundi?” = Où va le Burundi ? La Commission d’enquête sur la vente de l’avion présidentiel Falcon 50 a terminé son travail et honorable Chantal Ruvakubusa a affirmé que le rapport a été bel et bien remis au Président de l’Assemblée nationale. Ce rapport atteste que cet avion n’avait pas de problème particulier au moment de sa vente, affirmation confirmée par le colonel Arthémon Rwamigabo qui pilotait l’avion depuis son acquisition jusqu’à son dernier vol. Les membres de la commission, présidée par honorable Ruvakubusa, constatent que la responsabilité de la vente de l’avion à vil prix est partagée entre Mr. Martin Mbazumutima, le gestionnaire de l’avion présidentiel au quotidien, en sa qualité de chef de cabinet civil du Président de la République et Mr. Dieudonné Ngowembona, ministre des Finances de l’époque. Lire la suite


Dernière mise à jour par Burundi Tribune : 12 août, 2008
La vente du Falcon 50: Le rapport d'enquete parlementaire recommande la traduction en justice de Mbazumutima Martin et Dieudonné Ngowembona


Le dossier de ” la vente de l'avion présidentiel a été longtemps restée une affaire entourée de mythes „ selon certains analystes. Des personnes d'une influence incontestée en savaient plus mais restaient bouche bée pour ne pas dénoncer leurs compagnons de lutte ou perdre leurs faveurs. C'est du moins ce qu'expose au grand jour le rapport de la commission parlementaire qui a enquêté sur le dossier et dont les conclusions dorment sous les tiroirs de Pie NTAVYOHANYUMA, président de la chambre basse du parlement burundais. D'après les informations qui émanent de ceux qui auraient déjà jeté un coup d'oil sur le rapport d'enquête, l'avion présidentiel ne présentait aucun problème technique de part la fiche de contrôle présentée par le colonel Arthémon RWAMIGABO, un pilote burundais qui a été à bord de cette avion depuis son acquisition en 1992 jusqu'au jour de son dernier vol à partir du sol burundais en l'an 2006. Lire la suite


Dernière mise à jour par Burundi Tribune : 12 août, 2008
L'Union Africaine appelle le Burundi à mettre en œuvre de l’accord de paix


Ce mardi, l’Union africaine a demandé instamment aux parties en conflit au Burundi qui se querellent de cesser de retarder la mise en œuvre d'un accord de cessez-le-feu signé il y a presque deux ans. Les troupes gouvernementales et le dernier groupe rebelle, les Forces nationales de libération (FNL), se sont affronté sporadiquement malgré l'accord signé en Septembre 2006, qui a connu une impasse sur la question de savoir comment traiter les combattants démobilisés. "Le Conseil de paix et de sécurité est profondément préoccupé par les atermoiements et les manœuvres dilatoires qui continuent d'affecter le processus de mise en œuvre complète de l’Accord global de cessez-le-feu", l'UA a dit dans une déclaration. "La patience et la générosité de la communauté internationale ont des limites. Les parties doivent placer l'intérêt national au-dessus de toute autre considération et démontrer le patriotisme nécessaire pour répondre à l'aspiration du peuple burundais pour la paix, la sécurité, la stabilité et la réconciliation nationale." Lire la suite


Dernière mise à jour 01 août, 2008
Exclusion de la femme : une stratégie du Président Nkurunziza.


La distinction de sexe en termes de productivité de travail s’est révélée irraisonnable. Des discriminations basées sur le genre ont été éradiquées dans le monde entier. Les sexistes et féministes ne trouvent plus de terrain pour déployer de vains efforts.Cependant, malgré les efforts tant consentis pour sécuriser l’émancipation de la femme, un climat maussade vient d’envahir le Burundi où la stratégie nouvelle est d’éloigner la femme de la gestion des affaires du pays. Cette initiative, réussira-t-elle au siècle actuel où la mondialisation et l’allure d’avancement technologique s’appuient de plus en plus à la prise en considération de la femme ? Lire la suite


Dernière mise à jour 01 août, 2008
Burundi : un périple de l’oligarchie à l’Anarchie


Nul n’ignore que depuis 1966 jusqu’en 1993 le Burundi a connu la dictature d’une oligarchie politico militaire. Vers les années 1992 une nouvelle ère politique à caractère démocratique a vu le jour avec la propulsion du multipartisme qui a mené à l’accession au pouvoir du premier Président élu aux suffrages universels directs, feu Excellence Melchior Ndadaye. Cette ère a été saluée avec satisfaction par la majeure partie de la population qui avait été délaissée durant les trois décennies du règne de l’oligarchie. Politiquement, cette population a toujours montré le désire de se libérer, mais les frustrations du passé pèsent sur sa conscience et perturbe ou même inhibe toute initiative salvatrice. L’un des grands malheurs est que cette population a toujours été privée de cadre de référence permanent. L’oligarchie a toujours maté cruellement les citoyens qui prenaient cette initiative d’éclairer les autres. Nous observons même aujourd’hui les conséquences de cette situation moralement contraignante. Lire la suite


Dernière mise à jour : 30 Juillet, 2008
RPSA 29 : Ministère Public contre Honorable El Hadj Hussein Radjabu et consorts


Ce 29 Juillet 2008, RPSA 29, une cause qui oppose le Ministère public à l’Honorable El Hadj Hussein Radjabu et consorts avait été appelée en audience publique en degré d’appel où une foule immense était venue soutenir leur leader.L’audience a été retardée d’une heure et à l’appel de ladite cause, la présidente du siège a procédé à la vérification de la saisine puis s’est hâtée à remettre la cause à une date ultérieure non encore précise. Le motif de cette remise a été celle relatif à la requête du Ministère public de lui accorder un délai suffisamment long pour pouvoir lire le dossier et procéder aux répliques. Lire la suite


Dernière mise à jour : 30 Juillet, 2008
NKURUNZIZA ECHAPE A LA VISITE DU MEDIATEUR CHARLES NQAKULA


Arrivé hier à Bujumbura, le Ministre Sud Africain de l’Intérieur, et médiateur dans les pourparlers du Palipehutu FNL avec le Gouvernement du Burundi, Monsieur Charles Nqakula n’a pas eu la chance de rencontrer le Président Nkurunziza. Il avait pris le large très tôt ver la Nigeria.Charles Nqakula était venu dans le cadre suivi de la mise en application des accords de paix entre le Gouvernement et le dernier mouvement rebel. Ceci témoigne d’une méfiance car la visite était bien connue par le Gouvernement. Un tel mépris face à une visite officielle ne favorise en rien le Burundi car la sagesse exige un dialogue continu entre les partenaires. Quelle arrogance ! Lire la suite


Dernière mise à jour : 29 Juillet, 2008
La dislocation du Frodebu se complète


C’est vraiment du jamais vu au Burundi. Une politique d’encourager la scission des formations politiques est à la une. En effet, il y a quelques semaines, le Dr Jean Minani a tenu une assemblée constituante d’une nouvelle formation politique portant même dénomination et mêmes symboles que le parti Sahwanya-FRODEBU. Cette nouvelle formation vient d’être agrée sous le nom de Sahwanya-FRODEBU-Nyakuri par le Ministère de l’Intérieur. Ceci est un stratagème du parti au pouvoir qui sème la politique de diviser pour régner dans la seule intention de gagner les élections prochaines. C’est une honte à la nation !

A suivre Lire la suite


Dernière mise à jour : 29 Juillet, 2008
Le Sénateur Pierre BUYOYA traduit en justice l’ancien Procureur Général de la République, Gérard NGENDABANKA


L’Affaire Kassy Manlan pourra peut être éclairer l’opinion sur les pratiques de la République bananière. A Bujumbura, les journaux et les média sont plus préoccupés par cette affaire. Deux anciens détenteurs de tous les pouvoirs alimentent une cacophonie sans précédent. Il s’agit de l’ancien Président de la République, Pierre Buyoya et son Procureur Général, Gérard Ngendabanka. Lire la suite


Dernière mise à jour : 28 Juillet, 2008
LES PARLEMENTAIRES EPRIS DU RESPECT DE LA LOI SE REORGANISENT !


C’est ce que constate votre site, http://www.burundiverite.net suite au Communiqué signé par l’Honorable Déo Nshimirimana comme porte-parole, ce 27 Juillet 2008. Ceci montre qu’il y a eu remplacement de l’Honorable Pascaline Kampayano actuellement en déplacements, et qui est sur son passage dans plusieurs capitales d’Afrique et d’Europe ces derniers temps. D’après leur représentant basé en Europe, Lire la suite


Dernière mise à jour : 28 Juillet, 2008
MALVERSATIONS ET DETOURNEMENTS DES FONDS PUBLICS : UNE ORIENTATION DE LA CLASSE DIRIGEANTE AU BURUNDI


L’on n’a jamais cessé de crier au secours, des crimes économiques s’opèrent au grand jour au Burundi, et cela à une vitesse vertigineuse. Pour l’opinion nationale et internationale, force est de regretter les propos du Président Nkurunziza qui souvent utilise les exégèses de
« les chiens aboient et la caravane passe » ou « alafu Lire la suite


Dernière mise à jour : 20 Juillet, 2008
A Rutana, le Secrétaire Exécutif du CNDD-FDD, Monsieur Lazare Mvuyekure, souffle le chaud et le froid.


Ces derniers temps, les fossoyeurs du CNDD-FDD n’ont cessé de gérer les conséquences néfastes découlant du congrès de Ngozi. Mais, pour les observateurs proches ou éloignés, le parti CNDD-FDD n’a plus de signification, il n’a plus de leçon à donner au peuple burundais. Aurait-il raison d’être aujourd’hui ? Ces fossoyeurs essayent de multiplier les rencontres en vue de relever sa situation d’agonie. Lors d’un simulacre d’Assemblée Générale du parti CNDD-FDD tenu à Rutana ce samedi 19 Juillet 2008 Monsieur Lazare Mvuyekure ne s’est réservé d’aucun mot, il a tout vomit à la surprise du public présent. Lire la suite

Dernière mise à jour : 19 Juillet, 2008
Est-ce possible d’éliminer tous les opposants du CNDD-FDD ?


Il fait un bon moment que le congrès illégal de Ngozi largement désapprouvé par la majorité de ses membres a causé un mauvais précédent à ce Parti. Devant l’impossibilité absolue de réunir tout le monde sur un projet de société, le Parti s’est appuyé et continue à s’appuyer sur les moyens de l’Etat pour titaniser le Pays et opprimer toute personne ayant une vision divergente à celle des marionnettes de ce parti. Lire la suite

Dernière mise à jour: 16 Juillet, 2008
CREATION AUX PAYS-BAS D’UNE REPRESENTATION DU GROUPE EPRIS DU RESPECT DE LA LOI


En date du 07 juin 2008, les Burundais résidant aux Pays-Bas se sont réunis à Amsterdam pour échanger sur la situation socio-politique très préoccupante qui prévaut actuellement au Burundi. Les échanges se sont surtout concentrés sur les tueries de la population, arrestations arbitraires de toute personne qui exprime une voix contraire à celle des autorités actuelles et la violation de la Constitution de la République par ceux qui sont sensés la faire respecter.

Les participants ont été consternés de constater que les Elus du Peuple sont persécutés et emprisonnés sans motif par le pouvoir en place à Bujumbura. Partout dans le pays, la population est envahie par la peur et la résignation. Il a été décidé de poursuivre les échanges afin de mettre sur pied un organe pour soutenir le Peuple Burundais dans sa lutte contre un régime d’oppression à Bujumbura.

Faisant suite aux recommandations d’Amsterdam, les Burundais résidant aux Pays-Bas se sont rencontrés à Utrecht le 21 juin 2008. Un seul point était inscrit à l’ordre du jour : création d’une Représentation aux Pays-Bas du Groupe Epris du Respect de la Loi.

Ont été élus à l’unanimité :

- Président : Mr HASSAN Ahmad
- Vice-Président : Mme BARAMBONA Jeannine
- Secrétaire : Mr MANIRAKIZA Fortunat

Fait à Utrecht le 21 juin 2008

MANIRAKIZA Fortunat
Rapporteur

Dernière mise à jour par Jimmy KADOGO : 12 Juillet, 2008

Jean Charles NKANGANYI : SAOUL d’hier, PAUL d’aujourd’hui

Le vice-président du Conseil national de la Communication (CNC), M. Jean Charles NKANGANYI a récemment réagi en droit de réponse à la lettre du directeur de la radio Public africaine (RPA) adressée à la présidente dudit conseil « régulateur » des médias au Burundi, document dans lequel M. Emmanuel NSABIMANA rappelant cette autorité à agir et servir le monde des médias en toute neutralité. Lire la suite

Dernière mise à jour: 06 Juillet, 2008
Les opposants du pouvoir burundais de plus en plus en danger


D'autres plans se profanent à l'horizon. D'après des sources bien informées le chef de cabinet du Service National des Renseignements, Monsieur Agricole NTIRAMPEBA en collaboration avec le Directeur Général Adjoint de la Police Nationale du Burundi, Monsieur Gervais NDIRAKOBUCA alias Ndakugarika seraient en train de préparer des montages contre deux autres personnalités politiques qui se sont désolidarisées avec le parti CNDD-FDD depuis même avant la tenue du congrès fatal de Ngozi.

Les mêmes sources nous informent que ces deux personnalités s'étaient inscrites en faux contre la tenue illégale du congrès de Ngozi car avaient constaté que ce congrès était porteur de désespoir pour la nation burundaise. A défaut de les liquider physiquement, ces montages viseraient leur emprisonnement sur base des fabulations à l'instar de celles faites à l'endroit de l'Honorable Hussein Radjabu et consorts.

Au moment où nous mettons cette importante information en ligne, les noms de ces deux personnalités ne nous sont pas encore parvenus. La rédaction promet de suivre cette affaire de près et vous informera dès qu’elle aura plus de détails.

Dernière mise à jour par The Leadership Institute : 25 Juin, 2008

IL FAUT TUER Roméo

Voilà le mot d’ordre qui vient d’être donné aux tueurs du régime NKURUNZIZA. « L’ancien président du CNDD FDD doit mourir car le parti n’a plus d’assise populaire à cause de lui et la société civile s’est rangé de son coté pour le défendre. Nous ne pouvons pas gagner les élections en 2010 avec Roméo vivant, il faut l’éliminer » Lire la suite

Dernière mise à jour: 25 Juin, 2008

L’affaire Interpetrol : une corruption à grande échelle…


Tout a commencé par l’allocation au Burundi d’un appui budgétaire dont une partie devait financer l’apurement des arriérés de l’Etat au secteur privé. Certains dirigeants du CNDD FDD, dont Jérémie NGENDAKUMANA, furent contactés par le patron d’Interpetrol pour l’aider à ce que ses « réclamations » soient honorées dans le cadre de ces paiements.. Lire la suite

Dernière mise à jour: 22 Juin, 2008

Les enseignants menacent de bloquer les résultats scolaires

Les enseignants burundais ont promis de respecter le calendrier de déroulement des examens de fin d'année, mais menacent de bloquer la proclamation des résultats scolaires, si le gouvernement tarde encore longtemps à répondre favorablement à leurs revendications, apprend-on de source syndicale à Bujumbura. Lire la suite

Dernière mise à jour: 21 Juin, 2008
Le CNC menace des responsables de sites Internet


Le Conseil national de la communication (CNC) du Burundi a menacé de traduire en justice les responsables des sites Internet "qui propagent des informations dangereuses" sur le pays, a-t-on appris samedi à Bujumbura de source officielle.

Ces menaces concernent particulièrement les sites "burunditransparence.org" et "tutsi.org" dont les responsables sont des Burundais vivant en Europe et qui ne ratent pas l'occasion de vilipender le régime en place.

"Le rôle d'un bon journaliste est normalement de défendre la paix, la tolérance et la cohésion nationale", estime le CNC.
Le Conseil affirme qu'il "usera de tous les moyens pour démasquer et traduire en justice les responsables des médias de la haine qui se développent sur Internet".(source Afriqueenligne.fr)

Dernière mise à jour(Kinshasa): 19 Juin, 2008
Validation du rapport intérimaire du GCP


Le gouvernement du Burundi et ses partenaires, réunis le lundi 16 juin 2008 à Bujumbura dans le cadre du Forum politique du Groupe de Coordination des partenaires (GCP), ont, d'après Press Release, validé, moyennant quelques enrichissements, le rapport intérimaire de la mise en oeuvre du Cadre stratégique de la consolidation de la paix.Ce rapport sera soumis le 23 juin prochain au Conseil de Sécurité des Nations Unies pour analyse. Le premier vice-président de la République, Dr Yves Sahinguvu, qui a présidé les travaux de cette réunion, a rappelé dans son discours que « le cadre stratégique ne suffit pas à lui seul pour faire face à tous les défis de consolidation de la paix ». Il a comme complément, a-t-il dit, le Cadre stratégique pour la lutte contre la pauvreté
Source (Le potentiel)

Dernière mise à jour: 17 Juin, 2008

Une décision de la Cour constitutionnelle destitue 22 députés

Des avocats et des représentants de la société civile invoquent un abus et une manipulation politique de la part du parti au pouvoir

La radiation de 22 membres de l'Assemblée nationale, à la suite d'une décision de la Cour constitutionnelle selon laquelle ils ne pouvaient pas siéger en tant qu' « indépendants », soulève de sérieuses préoccupations à l'égard d'une politique de « deux poids deux mesures », sachant que d'autres députés indépendants qui soutiennent le gouvernement restent au Parlement, a déclaré Human Rights Watch aujourd'hui. Les députés visés par cette mesure ont été élus en tant que membres du parti au pouvoir, le Conseil national pour la défense de la démocratie-Forces pour la défense de la démocratie (CNDD-FDD), mais l'ont quitté ou en ont été exclus à la suite de divisions internes

« Le CNDD-FDD tente une manoeuvre pour stopper l'érosion de son pouvoir au Parlement », a déclaré Alison Des Forges, conseillère principale pour la division Afrique de Human Rights Watch. « L'aval donné par la Cour à cette manoeuvre crée un précédent dangereux pour la vie politique dans l'avenir, en soulevant des craintes parmi les Burundais que les droits politiques fondamentaux puissent être arbitrairement supprimés. »

Le CNDD-FDD, ancien mouvement rebelle devenu parti politique en 2003, a remporté aisément les élections en 2005. En accord avec un système de représentation proportionnelle établi par la constitution et la loi électorale, le CNDD-FDD a remporté la majorité des sièges à l'Assemblée nationale. Des luttes intestines ont divisé le parti en 2007 et bon nombre de membres de l'Assemblée ont quitté ses rangs. De plus, l'ancienne Première Vice-présidente de l'Assemblée nationale, Alice Nzomukunda, a été exclue du parti en 2008.

Avec la défection de 22 membres, le CNDD-FDD ne pouvait plus contrôler l'Assemblée nationale, laissant cette institution si paralysée qu'elle n'a pas adopté une seule loi au cours de la dernière session trimestrielle. A la requête du dirigeant du CNDD-FDD Jérémie Ngendakumana, le Président de l'Assemblée nationale, Pie Ntavyohanyuma, lui aussi membre du CNDD-FDD, a demandé à la Cour constitutionnelle, dans une lettre du 30 mai, de déterminer si des personnes ayant quitté le CNDD-FDD pouvaient continuer à siéger comme parlementaires à l'Assemblée nationale.

Après moins de deux jours de délibérations - avec une rapidité sans précédent, d'après des magistrats burundais - la Cour constitutionnelle a jugé le 6 juin que les anciens membres du parti occupaient leurs sièges en violation de la constitution. La Cour a appuyé sa décision en grande partie sur son interprétation de l'article 169 de la constitution, qui stipule que des candidats « ne peuvent être considérés comme élus et siéger à l'Assemblée nationale » si leur parti n'a pas obtenu au moins 2 pour cent du vote populaire. Les « indépendants » n'ayant pas recueilli plus de 2 pour cent des voix en 2005, les députés non-alignés tels que les 22 anciens membres du CNDD-FDD ne pouvaient pas rester à l'Assemblée.

Les 22 députés n'étaient pas les premiers à quitter leurs partis, mais ils ont été les premiers à être expulsés du Parlement en conséquence. En mars 2008, quand le parti d'opposition le Front pour la Démocratie au Burundi (Frodebu) a exclu plusieurs de ses membres qui étaient étroitement alignés avec le CNDD-FDD, ceux-ci ont été autorisés à conserver leurs sièges parlementaires. La législation électorale et constitutionnelle stipule que les députés peuvent perdre leurs sièges pour cause de décès, de démission, d'incapacité permanente, d'absences injustifiées, ou d'une peine de prison supérieure à 12 mois, mais il n'y a pas de disposition explicite pour exclusion à la suite de changements d'appartenance à un parti politique. Quand la constitution a été rédigée, ses auteurs ont envisagé mais rejeté une disposition qui aurait évincé les membres de l'Assemblée ayant changé d'affiliation à un parti. Beaucoup de juristes burundais interprètent l'article 169 comme étant applicable seulement pendant une élection.

Quand les députés ont été exclus du Frodebu, le Président de l'Assemblée Ntavyohanyuma n'a pas déposé de requête auprès de la Cour pour qu'elle examine leur statut. Il ne les a pas non plus mentionnés dans sa lettre du 30 mai, alors que la logique de la lettre aurait suggéré qu'ils avaient occupé leurs sièges inconstitutionnellement pendant des mois. A la suite de la décision de la Cour, le président du Frodebu a demandé le 9 juin au président de l'Assemblée de soumettre la question à la Cour, au 16 juin, Ntavyohanyuma n'avait toujours pas répondu à sa requête.

Des juristes burundais, des membres des partis d'opposition, des représentants de la société civile, des personnalités religieuses, et le Bashingantahe (un conseil d'anciens respectés), ont critiqué la décision de la Cour comme étant une interprétation délibérée et politiquement influencée de la constitution qui pourrait entraîner de futures violations des droits. L'un des députés exclus a déclaré à Human Rights Watch : « Vous perdez tout, vous perdez tout le pays si vous commencez à violer la constitution. » Des critiques ont suggéré que la partialité flagrante du Président de l'Assemblée nationale, Ntavyohanyuma, appelant à l'exclusion de députés renégats faisait partie d'une stratégie du CNDD-FDD pour s'accrocher au pouvoir afin d'être bien placé pour les élections prévues en 2010.
source Human Rights Watch (Washington, DC)